La commission Interface Homme-Machine

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La Commission Interface Homme-MachineL’interaction homme-robot a vocation à jouer un rôle central dans de nombreux domaines et plus particulièrement dans celui de la robotique de service de demain.

L’évolution technologique permettra en effet à terme de fabriquer des ordinateurs et composants informatiques, des capteurs et senseurs ayant vocation à communiquer entre eux avec différents réseaux, en interprétant les signes extérieurs de façon autonome, à tout le moins sans intervention de l’homme.

Dans ce contexte, l’interface homme-machine sera primordiale ne serait-ce que pour aider au développement d’une intelligence ambiante, c’est-à-dire là où les objets de la vie courante deviennent capables de déclencher une action ou un échange spontané d’informations, sans interaction avec l’utilisateur.

La difficulté à résoudre porte cependant sur le niveau de précision des informations abstraites obtenues par induction et ayant vocation à caractériser les différentes situations dans lesquelles l’utilisateur se trouve.

Les premiers défis à relever porteront ainsi sur l’interface homme-machine devant notamment permettre au robot de :

  • détecter, comprendre, fusionner et anticiper divers signaux de communication (verbale et non verbale, intention, émotion) ;
  • parvenir à faire la synthèse de ces signaux ;
  • coopérer et se coordonner avec l’humain.

Alain Bensoussan, Président de la Commission Interface Homme-Machine.

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2 Responses

  1. Bonjour, Je serais intéressé de rejoindre votre commission. Je ne suis ni avocat ni juriste mais photographe plasticien. Je travaille actuellement sur un projet d’exposition de “Nuit Blanche” pour la ville de Versailles qui intègre toute une série de travaux qui tournent autour de cette problématique. Je serai présent demain à la réunion.
    Bien Cordialement
    Yves Gellie

  2. Olivier Pons

    Est-ce qu’un bon niveau de précision des informations abstraites suffit à éviter les erreurs d’interprétation ? Est-ce que les interprétations synergologiques et émotionnelles sont suffisamment pertinentes pour s’affranchir des contextes actuels et vécus ? Est-ce que seule l’information permet l’anticipation ? Que fait-on dans le cas où la méthode de traitement de ces informations, n’est plus applicable sur une partie de la population ? Forme-t-on la population à manifester différemment ses émotions, ou change-t-on de méthode ? En cas d’erreur d’interprétation, qui est responsable de l’action : le robot ou son utilisateur ?
    Car, la véritable question est bien la détermination de l’utilisateur dans l’action entreprise par le robot. Est-ce que l’utilisateur voulait bien cette action ?
    L’interface Homme-Machine, à sa conception, a comme but de transmettre les intentions de l’opérateur humain, à la machine, et en retour, de transmettre les états de la machine à l’opérateur.
    Dès l’instant où la machine est autorisée à interpréter les intentions de son opérateur pour anticiper une action, ce dernier perd automatiquement une partie du contrôle de la machine, voire à terme sa totalité.
    En effet, l’interprétation et l’anticipation sont, par définition, sujettes à erreur.
    Or l’erreur peut être commise par un manque de précision, soit, mais surtout par une mauvaise méthode de traitement de l’information.
    La technologie est au stade des machines algorithmiques : elles reproduisent le même comportement face aux mêmes informations.
    Or l’analyse de l’expression des émotions n’est pas une science stricte. Les gestes peuvent être feints, et diffèrent selon la culture et la mode. C’est une science qui évolue.
    Jusqu’à présent, pour y pallier, la société a formé les opérateurs à l’utilisation des machines, sans pour autant avoir réussi à supprimer les accidents dus aux erreurs de pilotage (mauvaise interprétation des intentions ou des états).
    Là, c’est la machine, qui va interpréter et anticiper d’après des données, qu’elle traitera par un algorithme, écrit par des hommes, dont l’espèce à montrer depuis des millénaires sa difficulté de communiquer (cf. toutes les guerres).
    Sous cet angle, la difficulté semble plutôt se situer au niveau de l’algorithme, donc de la méthode de traitement, plutôt qu’au niveau de la précision des informations abstraites.
    Quels sont les éléments qui vont permettre d’homologuer un algorithme qui garantira la bonne compréhension des intentions de l’utilisateur ?

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